L'Assemblée nationale s'empare unanimement du sujet de l'endométriose

20 Jan 2022 Sylvie Charrière À l'Assemblée Nationale

Le 11 janvier, le président de la République a annoncé le lancement de la première stratégie nationale de lutte contre l’endométriose.

Compte Twitter officiel d’Emmanuel Macron

Le lancement de cette stratégie vient à la suite des engagements pris en 2017, du plan d'action de mars 2019 et du rapport commandé par le ministre de la Santé, Olivier Véran, et rendu par la députée européenne Chrysoula Zacharopoulou. En somme, il s’agit d’un sujet de longue date, au cœur de notre action.

L’endométriose unanimement reconnue comme affection longue durée à l’Assemblée nationale

Deux jours après les annonces du président de la République, le 13 janvier 2022, nous avons voté, à l’Assemblée nationale, une résolution portée par les députés de La France insoumise pour reconnaître comme affection longue durée (ALD) l’endométriose. Cette résolution a été votée à l’unanimité.

Ce texte invite le gouvernement à entamer une réflexion « pour inscrire dans le marbre » des ALD l’endométriose et pour permettre une prise en charge à 100 % par l’Assurance-maladie.

C’est un pas de géant pour des millions de femmes.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose se définit comme une maladie chronique, liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Longtemps ignorée, elle touche pourtant 1 femme sur 10, soit environ 2 millions de personnes en France.

Il s’agit d’une maladie invalidante, douloureuse, et constitue la première cause d’infertilité féminine. En cela, elle représente un problème de société majeur, auquel nous devons nous attaquer.

Quelle est la stratégie mise en place ?

La stratégie nationale de lutte contre l’endométriose se construit autour de 3 objectifs :

  1. Comprendre l’endométriose et ses causes, par le lancement d’un programme national de recherche, pour placer la France à la pointe des connaissances sur cette maladie, en constituant des cohortes nationales voire européennes. Le programme sera en partie financé par des fonds France 2030.
  2. Baliser le parcours de diagnostic et de soins : le délai moyen pour obtenir un diagnostic est de 7 ans. Contre l'errance médicale et le retard de prise en charge, des parcours territoriaux de soin seront lancés avec au moins un centre de recours et d'expertise identifié par région qui sera un pôle de formation et de diffusion des connaissances en ville et à l'hôpital, en lien avec le tissu associatif. Les ARS lanceront des appels à projets avec financements à cette fin.
  3. Créer un « réflexe endométriose » auprès de tous les publics, que ce soit à l’école, à l’université, à la maison, au bureau, et dans les milieux médicaux, ce qui passera notamment par la formation des professionnels de santé à tous les niveaux pour mieux faire connaître et reconnaître la maladie, et mieux utiliser les traitements disponibles. 

 

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, réunira prochainement un comité de pilotage national pour suivre la mise en place de cette stratégie. Il rassemblera notamment les médecins, chercheurs, associations et patientes expertes, qui ont construit cette stratégie, et la porteront dans les territoires, au plus près des personnes atteintes et des professionnels.

Je me réjouis de la mise en place de cette stratégie, qui va permettre de lutter efficacement contre une maladie bien réelle, douloureuse, et, surtout, trop longtemps ignorée. Il était impératif d’agir pour mieux la diagnostiquer et mieux la soigner.


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